Pétition
| publicado 14 de agosto de 2008 |
VERSION FRANÇAISE [Clica aquí para la versión en castellano]
Mor Ndiaye, Yaram Drame, Kebba Chan y Adama Toure vivent en Espagne depuis plus de deux ans. Mor et Yaram ont quitté leur pays natal, le Sénégal, pour tenter de subvenir aux besoins de leurs familles, en préférant risquer leur vie qu’à devoir se résigner à la misère. Kebba et Adama, de Gambie, sont partis à la recherche d’un futur meilleur que leur pays ne pouvait pas leur offrir. Devant l’impossibilité d’obtenir le visa de rigueur, tous les quatre ont donc décidé de partir en cayuco (barque de pêche) vers les îles Canaries où ils ont débarqué sans papiers. Depuis leur arrivée à la péninsule, ils ont cherché du travail sans succès et ont appris l’espagnol en suivant des cours offerts par des associations.
Cependant, au lieu de papiers qui leurs auraient permis de gagner leur vie, comme compensation à leur lutte pour survivre, nos lois les ont condamné à des peines de prison, dans certains cas substituées par des expulsions judiciaires accompagnées d’une interdiction d’entrée sur le territoire de tous les pays Schengen pendant 10 ans. Pourquoi cette peine? Parce que Mor, Kebba y Adama ont été condamné pour « top manta » alors que la société, en désaccord avec ce qu’établit la loi pénal, accepte et consent la pratique du «top manta» qu’elle ne considère pas comme un délit, puisqu’une grande partie de la citoyenneté participe à cette activité (en tant qu’acheteur/se). Ils ont été condamné alors qu’il existe des normes qui contemplent des sanctions administratives beaucoup plus légères pour ce genre d’activité, ce qui constitue une violation du principe d’intervention minimum du droit pénal. En vérité, le seul délit commis par Mor, Yaram, Kebba y Adama a été de vouloir vivre, travailler et aider leurs familles depuis un lieu où ils ne sont pas né, et d’avoir réalisé de manière ponctuelle l’activité de « top manta » pour pouvoir survivre, puisque le reste du marché du travail leur est interdit par le fait de ne pas avoir de papiers.
Il est vrai qu’ils vendaient dans la rue ce que beaucoup d’entre nous téléchargent d’internet ou copient. Comme vendeurs ambulants, ils étaient le dernier chaînon de la chaîne de piraterie et de fabrication d’articles falsifiés. Ils ne trompaient pas leurs clients: ceux-ci savaient parfaitement qu’ils n’achetaient pas les articles originaux mais bien des copies non-autorisées. Par cette activité, ils gagnaient juste de quoi survivre. Lorsque, après leur passage par les îles Canaries, les autorités les ont transférés à la péninsule, sans leurs accorder un permis de travail, ils se sont trouvés sans autre alternative pour pouvoir gagner leur vie.... Quel type de justice sommes-nous en train de contruire en les mettant en prison ou en les expulsant dans leur pays les mains vides, en leurs interdisant l’entrée dans n’importe quel pays d’Europe pendant 10 ans? Est-ce juste après tout ce qu’ils ont mis en gage pour pouvoir voyager, après avoir risquer leur vie pendant plus de deux ans d’efforts et de volonté face aux difficultés rencontrées lors de leur voyage vers l’Europe?
Si tu penses que Mor, Yaram, Kebba et Adama ne doivent pas être expulsés ni aller en prison, signes et fais circuler la pétition qui exige leur grâce.
Il y a deux manières de signer la pétition:
Il y a a deux modèles: un pour les signatures individuelles, et un autre pour les associations (pour télécharger les documents il suffit de faire click sur le lien). Un détail important: il faut signer pour chaque mantero (les pétitions doivent être remise à chacun des tribunaux qui a dicté la peine ferme), c’est-à-dire quatre signatures au total.
Tu peux envoyer les pétitions signées à cette adresses:
Campaña de indulto mantero,
Eskalera Karakola,
c/ Embajadores 52, local.
28012 Madrid, Espagne
Liberté pour Mor Ndiaye, Yaram Drame, Kebba Chan et Adama Toure!
*Les Manteros sont des vendeurs de rue qui vendent des copies illégales de différents produits comme des CD de musique, des DVD de films, des jeux vidéo mais aussi des montres, des sacs et des lunettes de soleil. Ce type de vente porte le nom de « top manta » parce que les produits sont présentés sur une couverture (manta en espagnol) posé de manière précaire sur les trottoires des quartiers commerçants. Les peines pour vendre comme manteros peuvent être élevées du fait que cette activité tombe sous les lois pénales qui défendent la propriété intellectuelle et industrielle.